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Ce que peut le site-swap? Quel jonglage, quelle notation?
MessagePosté le: Lundi 19 Septembre 2011, 15h33, Sujet: Répondre en citant
nicomathis

 
Inscrit le: Oct 10, 2005
Messages: 96




Voilà, je ne savais pas quelle forme donner à mes réponses, je vais faire simple, c'est à dire que je cite et je réponds. S'il y a des points sur lesquels vous trouvez que je passe sans apporter de réponse, dites le moi parce qu'évidement, je vais faire un tri. J'espère que cette forme ne sera pas trop fastidieuse à lire, surtout pour Ballox, pour qui je promets de faire un effort.

Diabzzzz a écrit:
Quand aux lancés horizontaux, je ne vois que le 1 qui en prend compte.


Attention, je parle de composante horizontale de trajectoire pas forcément de lancers purement horizontaux. Surtout que le 1 ne donne pas non plus d'indications sur la distance entre les deux points de la trajectoires.

Diabzzzz a écrit:

Tu parles également de distance du jongleur par rapport à son jonglage. Essayes-tu de noter également cela à des degrés différents ? Plus ou moins distant ? Ça me paraît extrêmement délicat de graduer une donnée aussi compliquée que celle-là...Ou alors fonctionnes-tu plus simplement par un mode plus manichéen comme "jongleur caché" et "jongleur à vue" ?


Cette distance dont je parle est en fait une distance théâtrale d'un interprète à son texte ou son écriture, son degré d'implication personnelle, physique ou autre, son degré d'incarnation. Pour faire très simple il me semble que le jonglage de Jérôme Thomas (en solo avec un musicien surtout) soit très incarné, sa présence est fondamentale pour comprendre les enjeux de ce qu'on voit, de ce qui est mis en mouvement, le jonglage est un vecteur d'affects qui traversent le jongleur qui en retour rayonne ces affects vers le public. Au contraire, dans une pièce comme "contrepoint" de Denis Paumier, il y a une volonté d'effacer les présences, que le regard se porte sur les mouvements des objets. Ce qui mène l'action n'est plus ce que vit le jongleur mais une logique graphique du déplacement des balles. Il y a d'un coté quelque chose qui confond le jongleur et son jonglage, et de l'autre une volonté manifeste d'introduire une distance du jongleur à son objet.
Cette distance peut se lire d'une autre manière et confronter deux points de vues sur la place que l'on donne au spectateur, sur la manière de l'émouvoir au sens le plus basique de ce terme c'est à dire de la mettre en mouvement. Il existe historiquement deux grandes formules antagoniques dans leur principe même si la pratique et la théorie du théâtre les ont souvent mêlées.
Selon la première, il faut arracher le spectateur à l'abrutissement fasciné par l'apparence et gagné par l'empathie qui le fait s'identifier aux personnages. On lui montrera un spectacle étrange, inusuel, une énigme dont il aura à chercher le sens. On le forcera ainsi à échanger la position du spectateur passif pour celle de l'enquêteur ou de l'expérimentateur qui observe des phénomènes et tente d'en trouver la cause.
Selon la seconde, c'est cette distance raisonneuse qui doit elle même être abolie. Le spectateur doit être soustrait à sa position confortable d'observateur d'un spectacle qui lui est proposé. Il doit être dépossédé , entraîné dans le cercle magique de l'action théâtrale où "il échangera le privilège de l'oservateur rationnel contre celui de l'être en possession de ses énergies vitales" (Jacques Rancière, Le spectateur émancipé).
Ce sont là deux attitudes fondamentales que résument le théâtre épique de Brecht et le théâtre de la cruauté d'Artaud. Pour l'un le spectateur doit prendre de la distance (le fameux principe de distanciation Brechtien) pour l'autre, il doit perdre toute distance.
Dans le travail de la compagnie, ce travail sur la distanciation est central dans la manière d'aborder le jonglage. Par exemple "le parti pris des choses" créé en 2005 est complètement baigné des théories d'Artaud, il fonctionne sur l'abolition de toute distances par l'immersion physique totale des comédiens dans des écritures faites d'urgences et de tensions. Le spectateur est pris par empathie, par le jeu des tensions musculaires, des courses effrénées. A la sortie de ce travail je me suis rendu compte que cette posture trahissait selon moi des relents de romantisme, ou du moins d'expressionnisme que je souhaitais voir disparaître de mon travail.
Dans Pan-pot au contraire, tout est distances et rapports, les choses ne valent que par les rapports qu'elle entretiennent entre elles, tous les codes sont montrés comme tels puis déjoués dans leurs fonctions. Tout n'est qu'agencement de simulacres qui produisent en fin de compte une certaine forme d'humour et de poésie.

Diablos a écrit:
A ta place, je ne m'aventurerais pas sur le terrain délicat de la comparaison entre musique et jonglerie. A titre d'exemple d'argument anti-solfège, je pourrais te dire que quand j'écoute la radio, très rares sont les morceaux de musique écrits à l'aide du solfège


Moi je dirais plutôt que c'est là un argument anti-radio, même si c'est faux et que j'y reviendrai plus tard en précisant ce que l'on entend par "solfège". Les rapports musique/jonglette au contraire, je m'aventure sur ce terrain là avec une grande joie. J'y mets les pieds accompagné de musiciens chevronnés, histoire de ne pas faire n'importe quoi.

Régis a écrit:

tu as le choix entre découvrir ce mot au hasard de la découverte d'une langue, ou bien de comprendre certaine structure de la langue te permettant de créer toi même le néologisme dont tu avais besoin.


Heureusement qu'empirique ne signifie pas "au hasard". Empirique pour moi signifie que c'est la réalité, c'est à dire l'expérience sensible que j'en ai, qui finit par avoir le dernier mot. Et bien que je récuse l'appellation de "langage" pour parler du jonglage (parce qu'il n'y est pas question de sémantique, indispensable selon moi pour parler de langage), il y a évidement des processus qui se mettent en place, des manières de hiérachiser les éléments, de les différencier, de les classer, de trouver et d'établir des rapports entre eux qui font qu'on y va de moins en moins au hasard. Il se trouve juste que chez nous, la théorie n'est pas première, mais se trouve validée comme telle par la perception. Je l'ai dit la perception est au fondement de tout notre travail.

Je suis désolé, mais je garde le plus intéressant pour plus tard, je n'ai pas le temps de continuer. je reviendrai à ce qui nous intéresse, c'est à dire les 4 question/remarques que j'ai soulevées dès que possible, car c'est le fond du sujet, en espérant que mes digressions et celles des autres ne nuiront pas à l'ensemble. Je reviens au site swap et ce que vous m'en dites dès que possible.
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MessagePosté le: Mardi 20 Septembre 2011, 0h03, Sujet: Répondre en citant
garnav

 
Inscrit le: Jun 28, 2002
Messages: 5756
Localisation: Caen




J'ai parfois la désagréable impression que quoiqu'on dise tu ne cherches qu'un prétexte à venir monologuer sur ta mettre en valeur ton propre travail.

Il me semble assez urgent que l'on revienne ici au sujet initial. Tu voulais parler de siteswap il me semble. Les gens ont fait des réponses en conséquence.

Passe encore sur la question de la composante horizontale qui effectivement n'est pas décrite dans la notation de base (mais qui peut l'être via suffixe ou en précisant la position des mains tous simplement, base matricielle, notation laban ou n'importe quelle autre notation). Mais quand tu dérives sur la distances de jongleurs à leur jongle là on est plus du tout dans le siteswap ou dans le jonglage, d'ailleurs tu le dis toi même en parlant de théâtralité.

Pour revenir à l'extrait de travail cité au dessus, il me semble tout à fait dans le sujet puisqu'il s'agit bien d'un travail exploité dans un de tes spectacles et qui, rapport à la question de la notation siteswap, est tout à fait pertinent même si il est présenté hors contexte. Ici tu souhaite aborder les limites du siteswap, c'est le système d'écriture qui nous intéresse, la grammaire utilisée, le résultat final et sa justification pour l'instant ce n'est pas le sujet.
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MessagePosté le: Mardi 20 Septembre 2011, 11h50, Sujet: Répondre en citant
kikilutin

 
Inscrit le: Sep 22, 2008
Messages: 275
Localisation: poitiers




Bon j' ai lu tous le post d' un coup alors je m'autorise une réponse Fouf .

Je ne suis pas doué en S.S., ne l'utilise que très peu, jonglant plus "à l'instinct" mais je veux juste dire que la verticalité peut être prise en compte dans la notation et qu'on l'utilise en bossant le rebond sur des plans inclinés par exemple (d'ailleurs je voulais avoir un atelier avec Garnav à Poitiers mais il a dit non... que c' est trop vieux et depuis je suis triste... Clin d'oeil ).
Évidemment d' autre facteur sont pris en compte et donc ne facilite pas une écriture très lisible mais comme dit à multiples reprises, ce n' est qu'un outil de création, de partage et d' expression, pas le Graal de la jonglerie que les artistes cherchent (Erik: être visuellement efficace).

Par contre j' avoue que "ça"-> NicoMathis: "un matériau musical" pour parler de répertoires et du travail artistique de certains, c' est franchement moche et "ça "me pique les yeux!
La grammaire est un outil de communication comme le S.S et on peut l' utilisé... ou pas!!! Mais des fois quand même il vaut mieux, ça facilite la compréhension !!! Mort de rire

_________________
je dis ça mais je dis rien...
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MessagePosté le: Mardi 20 Septembre 2011, 12h59, Sujet: Répondre en citant
diablos

 
Inscrit le: Aug 01, 2006
Messages: 1239
Localisation: Belgique




nicomathis a écrit:
Diablos a écrit:
A ta place, je ne m'aventurerais pas sur le terrain délicat de la comparaison entre musique et jonglerie. A titre d'exemple d'argument anti-solfège, je pourrais te dire que quand j'écoute la radio, très rares sont les morceaux de musique écrits à l'aide du solfège


Moi je dirais plutôt que c'est là un argument anti-radio, même si c'est faux et que j'y reviendrai plus tard en précisant ce que l'on entend par "solfège". Les rapports musique/jonglette au contraire, je m'aventure sur ce terrain là avec une grande joie.


Là je t'interromps avant ta réponse pour te donner la mienne (qui sera sûrement plus brève). Pour moi le solfège ce n'est "que" la grammaire (hauteur de la note, durée, mesure, clef, caractère, nuances, phrasés, ornements) qui consiste à coucher des airs musicaux sur papier dans le but de les partager/transmettre.

L'histoire de la musique et la théorie de la composition, c'est très intéressant aussi, mais pour moi c'est un autre chapitre.


Et je rejoins Garnav: S'il te plait, si tu ouvres un sujet orienté siteswap, ne nous impose pas de lire tes considérations artistiques sur le fait de créer ou la vision que tu as sur ton travail.

_________________
633?
gaeldr a écrit:
j'utilise mes deux majeurs principalement, parfois l'annulaire et le pouce pour faire espace
j'ai atteint 350 CPM grâce à ma technique et en m'appliquant
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MessagePosté le: Mardi 20 Septembre 2011, 18h07, Sujet: Répondre en citant
ballox

 
Inscrit le: Nov 02, 2005
Messages: 1049
Localisation: Compiègne, Oise




Nicomathis a écrit:
Les rapports musique/jonglette au contraire, je m'aventure sur ce terrain là avec une grande joie.


Les rapports musique/branlette aussi, visiblement

(intellectuelle la B********, bien sûr)

_________________
"Il vaut mieux qu'il pleuve aujourd'hui qu'un jour où il fait beau" Pierre Dac
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MessagePosté le: Mardi 20 Septembre 2011, 18h18, Sujet: Répondre en citant
brebis
Admin du site
 
Inscrit le: Mar 27, 2004
Messages: 3212
Localisation: Arcueil, Ile-de-France




Je sais que ça risque d'être compliqué pour certains, mais on va essayer de se contenter de remarques constructives. Si le sujet ne vous plait pas, vous n'êtes pas obligés d'y participer.

Merci d'avance !

_________________
OoOOOooOOOOoOoOOOOOoOOO
Le langage SMS est à la langue française ce que Kyo est au Rock'n Roll.
OOoooOOOooOOOoOOOOoooOO
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MessagePosté le: Jeudi 22 Septembre 2011, 13h10, Sujet: Répondre en citant
medeyn

 
Inscrit le: Oct 06, 2005
Messages: 380




L'extrait de Pan Pot pour lequel on va tester la retranscription en siteswap est maintenant sur youtube à l'adresse suivante :

http://www.youtube.com/watch?v=W8gFzIDAXjc

Alors, qu'est ce qu'il est que c'est que cette séquence siteswap?
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MessagePosté le: Jeudi 22 Septembre 2011, 15h58, Sujet: Répondre en citant
garnav

 
Inscrit le: Jun 28, 2002
Messages: 5756
Localisation: Caen




premier oracle de la page 1 a écrit:
vidéo où on voit l'action des jongleurs de face


second oracle de la page 1 a écrit:
Note pour la séquence à coder : si il s'agit de la séquence ou vous êtes tous dos au public, la captation de face ne servira pas à grand chose.


C'est marrant je le sentais venir le coup des jongleurs de dos... Je sais pas pourquoi... Bon quand Nicomathis aura fini de se foutre de notre gueule peut-être :

1. qu'il acceptera de nous fournir les réponses visiblement si intéressante qu'il a à nous fournir sur le siteswap. Vu que nous on a pris le temps de lui répondre cordialement et simplement sur le sujet il serait bon qu'il fasse de même ne serait-ce que par politesse.

2. de nous fournir des éléments de travail corrects si il veut qu'on lui code sa foutue séquence. Parce que là à part perdre du temps en suggestions inutiles c'est vraiment nous prendre pour des imbéciles...

Le siteswap est ***çu, à la base, pour décrire des séquences cyclique avec un nombre constant de balles. Pour décrire l'espacement entre lancers et rattrapes, en distinguant la main qui lance de celle qui rattrape.

Dans cette séquence on ne voit pas le nombre de balle de départ, d'ailleurs de ce que j'ai pu en analyser en première lecture ce nombre change en cours de séquence. Bon ça au pire on peut toujours noter de faux multiplex ou intégrer la génération/disparition instantanée de balle dans la séquence. Mais pour savoir quand les intégrer et quoi noter sur les temps d'attente, balle en main, deux balles en mains, aller-retour entre les mains, etc... On ne peut pas l'inventer. Ce serait un peu comme demander d'écrire une partition musicale sur la base d'une vidéo de l'oeil du musicien et sans le son...

Est-ce que cette séquence peut-être décrite en siteswap, la réponse est OUI SANS AUCUNS DOUTES, ce qui ouvrirait la porte à des extensions possible du coté des 11, 31 et même multiplex à deux balles en self. Je suis à peu près certain aussi de l'utilité du siteswap sur l'écriture de ce type car le jeu sur les hauteurs et les temps de pose se distingue facilement dans la notation. Pour la transmission aussi je pense que le siteswap peut être efficace.

Est-ce qu'on doit perdre notre temps à la décrire sur la base des informations fournie NON ABSOLUMENT PAS. D'une part il est quasi-impossible d'avoir la certitude d'une séquence si on n'en voit pas tous les éléments. D'autre part même si on peut s'en approcher ce n'est plus de travail de notation mais de l'inspection image par image doublé de profiling. La encore on sort très largement du sujet initial.

Je ne sais pas ce que Nicomathis cherche à démontrer ici mais ça commence légèrement à me courrir. Pour nous détendre je propose donc un court extrait audio d'Artaud trouvé sur youtube : http://www.youtube.com/watch?v=HL5ycjxBweg ça donnera à sourire / ou à réfléchir.
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MessagePosté le: Jeudi 22 Septembre 2011, 22h09, Sujet: Répondre en citant
AntoninArtaud

 
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Messages: 1




garnav a écrit:
Pour nous détendre je propose donc un court extrait audio d'Artaud, ça donnera à sourire.



LOL
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MessagePosté le: Jeudi 22 Septembre 2011, 22h50, Sujet: Répondre en citant
garnav

 
Inscrit le: Jun 28, 2002
Messages: 5756
Localisation: Caen




Citation:
[...] / ou à réfléchir.


C'est là qu'est le point. Le troll lui est juste au dessus. On appréciera l'intervention et le multicompte très probable.
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MessagePosté le: Vendredi 23 Septembre 2011, 19h36, Sujet: Répondre en citant
jeromeb2000

 
Inscrit le: Mar 9, 2004
Messages: 188
Localisation: Au bout des baguettes parisiennes




Bon voilà un moment que ça me grattait d'écrire ici, mais bon... Mais là...

"Heureusement qu'empirique ne signifie pas "au hasard". Empirique pour moi signifie que c'est la réalité, c'est à dire l'expérience sensible que j'en ai, qui finit par avoir le dernier mot."

Pfff... Effectivement, en isolant ces qlq mots, je comprends mieux le brouhaha des mots de ce topic. Joli concentré de confusion (mentale, si j'osais) ou de "n'importe quoi mais ça fait passer le temps" !

Même en l'imaginant (...), je ne vois pas comment une "expérience sensible" pourrait devenir "la réalité"... Peut-être "ta" réalité et c'est déjà pas mal. Mais cela semble signifier, pour l'à peu près empiriste, que toute expérience d'échange d'informations (cognitif sur le SS par ex) n'est rien face à l'expérience qu'il en ressort, aux émotions ressenties ? Ceci expliquerait cela...
On s'en tape finalement des mots hein ? Ce qui compterait alors, c'est la perception émotionnelle et/ou sensitive voire sensorielle !? Et nous, nous ne serions que des objets actionnables selon les besoins/envies d'expérience, sujets de construction de "ta" réalité ? Berk !

Personnellement, j'apprécie le jeu de l'extimité si ce n'est pas juste une expérience sensitive mais une ouverture vers l’autre, non pas un grésillement mais une démarche. Mais déjà je me perds... ou m'énerve !

Jérôme
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MessagePosté le: Vendredi 23 Septembre 2011, 20h49, Sujet: Répondre en citant
garnav

 
Inscrit le: Jun 28, 2002
Messages: 5756
Localisation: Caen




Houla faudrait vraiment voir à rester dans le sujet là parce que c'est bien abscon avec nicomathis mais là ta réponse c'est un peu pareil. Je vous rappelle que lorsqu'on communique sur un forum le but c'est quand même de pouvoir être compris par d'autre.

D'autre part le sujet ici c'est la notation et particulièrement le potentiel du siteswap par rapport à l'écriture du jonglage. Donc je sais que c'est dur mais essayons au moins de faire un peu référence à ce sujet quand on réponds.

++
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MessagePosté le: Samedi 24 Septembre 2011, 8h52, Sujet: Répondre en citant
nicomathis

 
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Messages: 96




nicomathis a écrit:
essayer de questionner, par ma pratique

Bonjour, juste je commence par redonner la cadre de départ de ma réflexion. Je pars de ce que je connais le mieux, c'est à dire ma pratique du jonglage, pour dégager des questions sur le siteswap, cette position était énoncée dès le départ, je n'ai jamais dit que j'allais parler en général, encore moins apporter des réponses, mais tenter d'en questionner les limites. Je parle donc AUSSI de ma pratique comme du lieu d'où je pose mes questions.

Ce que j'ai écrit sur la distanciation, je l'ai écrit en réponse à Bogdan qui me pose des questions sur ce terme (tu sais Garnav, répondre au moins "par politesse" comme tu dis) et non pour étaler, je ne sais quelle culture. Ce que je dis là, ce sont des choses assez convenues, que tout le monde sait, je ne vois pas quel intérêt j'aurais à me faire mousser en rappelant des évidences pour qui connaît l'histoire proche du théâtre. Ensuite contrairement à ce que Granav veut bien laisser croire, il s'agit de questions qui ont directement à voir avec le fait de porter du jonglage sur scène (d'ailleurs les deux exemples que je cite sont des jongleurs) et non des questions propres au théâtre, D'ailleurs Bogdan, je me souviens qu'on s'était écrit à propos de la pièce de cirque "mister monster" où le procédé de distanciation est flagrant et ouvre sur tout une palette de jeu dans laquelle JB Mollet débarque en virtuose.
Enfin, je bosse mon petit père Granav, je ne passe pas mes journées à venir écrire ici, alors oui, je réponds, mais je réponds quand j'ai le temps, c'est à dire quand j'ai le temps de construire une réponse qui fasse avancer les questions que je soulève par rapport aux réponses qu'on m'envoie. Si mes délais de réponses ne te conviennent pas, j'en serai le premier déçu, mais de grâce, épargne moi tes leçons de politesses, La première des politesse me semblant de ne pas écrire n'importe quoi n'importe comment sous le coup de l'énervement, de la rancoeur, ou de la haine pure et simple.


Question 1: Tout le monde est donc d'accord pour dire qu'effectivement la série de chiffre ne définit pas une trajectoire mais uniquement des rapports de temps de vol des objets entre eux.

Question 2 : J'ai fait pas mal de siteswap binaire/ternaire avec Julien Clément ces jours-ci et nous avons trouvé des choses qui nous posent question. Ca vient du fait de jongler ternaire une boucle simple comme par exemple 441 ou 531. On se retrouve avec un souci puisque le propre du phrasé ternaire est d'attendre le dernier moment qu'un objet retombe pour pouvoir lancer le suivant (avec cette effet perceptible de pression dynamique qui lui est propre), or par exemple dans 531, le 5 n'a pas d'"antécédant" qui définirait son moment juste de départ. Il faut donc prendre pour référence de tempo le temps s'écoulant entre le 3 et le 1 pour définir la pulsation de l'ensemble du cycle. On trouvait ça rigolo de ne pas avoir accès directement au tempo, mais de devoir le construire en s'interrogeant sur la construction globale du rythme. D'ailleurs en procédant comme ça, si on arrive à un rythme régulier dans les lancers, le son des balles dans les mains n'est pas régulier mais ressemblera à quelque chose comme (noire pointée/croche/noire, etc....). et ça nous a aussi posé question parce que souvent on a l'impression que les jongleurs siteswap comptent les temps avec le son des balles (ce qui dans une figure classique phrasée en binaire revient au même) et rarement par le mouvement du lancers. D'ailleurs on se demandait en regardant des vidéos où se situe le compte, le temps fort dans la tête du jongleur car il y a d'un jongleur à l'autre d'énormes différences. Y a-t-il des "canons" établis, lesquels? toujours est il pour revenir à ma question de base qu'il n'existe donc pas de notation établie pour caractériser et différencier un lancer binaire d'un lancer ternaire alors que cette différence et l'incroyable panel d'entre-deux qui existe me paraît fondamentale pour parler d'expressivité du jonglage.


Question 3 : La notation d'une séquence de Pan-Pot : Concernant cette vidéo, je l'ai dit dès le départ, il suffit de relire "C'est une séquence écrite où les corps sont parfaitement immobiles, de dos, et où n'importent que les trajectoires relatives des balles, donc qui rentre dans le genre d'écriture que le site-swap peut éventuellement prendre en charge." Comme on l'a dit ensuite il me semble possible de l'écrire en considérant que chaque personne est "une main" sachant que c'est écrit sur une base de dynamique ternaire c'est à dire qu'un objet vient constamment en remplacer un autre.
Garnav, essaye juste de te calmer et de jouer ou non, mais occuper comme ça la place pour proposer une autre vidéo (qui est d'ailleurs filmée de dos aussi), puis en fin de compte dire que c'est pas du jeu, je trouve ça puéril. Tu es un grand garçon maintenant. Je te retourne la comparaison avec la musique, pour relever une partition tu as besoin d'entendre jouer, pas de voir les doigts sur le piano, c'est à dire de recevoir l'oeuvre comme l'a décidé l'auteur. Nous on a décidé que ça se voyait de dos, c'est comme ça que ça se regarde, si ça t'intéresse d'essayer de l'écrire selon ta notation de prédilection, tu es le bienvenu. sinon merci d'aller dispenser tes petites colères ailleurs.
Pour ceux que ça intéresse, c'est écrit en cycle et en couches. Il y a un premier cycle effectué par une balle seule, puis une deuxième est injectée dans ce cycle où elle donne à voir un contrepoint à la première trajectoire (qui tourne en boucle), un peu sur le modèle d'un contre-sujet dans une fugue par exemple. Enfin une troisième balle arrive et distord légèrement les deux premières voix. Le tout finit par une suspension qui fait pression pour éjecter deux balles en symétrie.

Question 4 : Je la garde pour plus tard, je n'ai rien à ajouter pour le moment.


meyden a écrit:
Ce qui n'est pas décrit laisse justement place à une infinité d'interprétation. C'est justement ce qui fait la richesse du système chaque séquence donne lieu à un univers complet d'interprétation.


garnav a écrit:
c'est au contraire sa force. C'est une porte ouverte à l'interprétation.


Voilà la première chose qui me pose sérieusement question dans vos réponses et qu'il me semble urgent d'interroger. C'est important de chercher ce que veulent dire profondément les mots qu'on emploie.
Il y a deux manière pour moi d'envisager la notion d'interprétation, l'une courante, vague et assez corrélée à l'idée de pratique amateur, l'autre directement liée à la notion d'oeuvre, et donc d'art, de style et en dernier lieu, d'histoire.

Dans une acception courante, je crois que l'idée d'interpréter peut se comprendre en gros comme "trouver une originalité personnelle au travers de quelque chose, une technique souvent, qui me pré-existe". On impose sa touche en quelque sorte, on cherche à se démarquer au sein même d'une pratique majoritaire. C'est ce type de démarche, il me semble qui conduit un jongleur à dire "dans mon 753, je passe le 7 dans le dos, le 5 entre les oreilles et en plus je fais un pas de coté pour rajouter de la danse", le skateur "mon holly-flip, je le personnalise en mettant ma jambe comme ça (voir figure 1bis)" et le fan de tuning "je trouve que le spoiler rose donne un air plus agressif à ma Nissan".
J'ai l'air de plaisanter mais je ne fais aucun jugement de valeur, j'ai l'impression que beaucoup de gens fonctionnent comme ça, c'est à dire qu'ils ont une pratique avant tout sociale et donc faite de codes qu'ils échangent pour inter-agir avec leur entourage. Et comme notre époque fonctionne à la reconnaissance individuelle, il est normal de chercher à se démarquer, au sein même de ce genre de pratiques normées par des trouvailles qui ne remettent surtout pas en question le fondement de ce qui noue socialement le groupe et qui repose sur un système de valeurs et de représentations communes. Dans le cas du jonglage, cela donne par exemple une idée majoritaire de ce qu'est l'expression, ou l'invention qui n'a rien à voir avec par exemple l'idée qu'on se fait de ces notion en danse contemporaine ou en peinture. Cette idée, il me semble que le jonglage la partage avec le hip-hop ou le monocycle, des disciplines où la notion de "figure" est centrale et où l'idée d'expression revient souvent à trouver une façon originale, personnelle de faire la figure.
En fin de compte c'est une acception commune de l'idée d'interprétation qui est très liée à la pratique amateur et à l'idée qu'on se fait couramment de l'expression comme acte individuel.

Dans le domaine de l'art, les choses sont très différentes. Le mot "interprétation" n'a de sens que par rapport à une oeuvre, je veux dire que ça n'a aucun sens de dire qu'on va interpréter un sol majeur en musique ou le mot "rhinocéros" en théâtre. L'interprétation renvoie directement à la notion d'oeuvre. Or là, plus question d'originalité, de touche personnelle, tout se joue à un autre niveau. A deux autres niveaux pour être plus précis, le premier renvoyant l'oeuvre à un contexte historique, le second renvoyant l'interprète au texte de l'oeuvre. Au premier niveau il est question de style, d'esthétique liée à une période et à un lieu, c'est très clair en musique par exemple où il ne viendrait à personne l'idée de jouer un concerto de Bach comme on joue une sonate de Chopin. Il y a des manières d'appréhender l'expressivité rythmique, les trilles, les ornements, le vibrato, qui sont propres à une idée de la musique que porte une époque. Au second niveau il y a l'oeuvre, son architecture, sa syntaxe propre, la manière dont le texte est orienté vers ses propres nécessités d'interprétation en déployant une sorte de logique interne que l'interprète étudie et reconstruit. Le texte est une question posée à l'interprète. Dans ce genre d'optique propre aux arts de l'interprétation, l'interprète se vit comme un passeur, un médiateur entre une société et une oeuvre, quelqu'un si s'efface dans le texte pour laisser s'exprimer le texte et non s'exprimer à travers lui. On va dire que je sors encore des références, mais il me semble que penser ne se fait pas sans références alors je renvoie aux écrits de Glenn Gould ou au cours de Pierre-Laurent Aimard au Collège de France sur "la responsabilité de l'interprète d'aujourd'hui", ils disent chacun à leur façon les problématiques qui les travaillent dans ce rôle de médiateur des oeuvres qui leur est dévolu.

Alors revenons au siteswap et interrogeons ce que pourrait signifier "interpréter" dans ce cas précis. Il me vient du coup des questions plus que des réponses, à savoir : Existe-t-il des oeuvres écrites en siteswap, c'est à dire des formes dont la construction, les dynamiques internes appellent au travail d'interprétation? Et si oui, de quel type est-il, comment peut-on les analyser en terme d'intentions, d'expressivité du texte, de rapports signifiants (ce qu'on peut faire avec n'importe quel quatuor à corde de machin ou n'importe quel sonate de bidule par exemple) ? Moi, là où j'en suis, j'ai l'impression que le must de l'interprète de siteswap, c'est le programme de modélisation informatique, mais peut-être, sûrement, que je ne connais pas tout dans ce domaine et que je me trompe. J'attends vos réfléxions sur le sujet.

garnav a écrit:
Les Gandinis, Denis, Vincent, moi-même (...) sommes allés très loin dans nos expérimentation. Travail avec métronome, écriture sur partition, traductions musicales du siteswap, écritures de partitions multimains, multijongleurs, multidimensions, polyryhtmie.

En dernier lieu, j'ai souvent entendu parler de notion de polyrythmie par les gens qui pratiquent le siteswap et je n'ai jamais compris de quoi il s'agissait étant donné que le siteswap me semble une pratique rythmiquement assez pauvre, cantonnée à une pulsation et son découpage binaire. Contrairement à la musique (ou au jonglage comme je l'entends) qui connaît des durées pulsées ou non, des rapports riches et variés à la notion d'expressivité rythmique, au découpage, j'ai l'impression que le siteswap ne connaît que le temps fort et son découpage binaire dans toutes les vidéos que j'ai épluchées.
Alors où se trouve cette polyrythmie? comment est-elle construite? Sur quels type d'expressivité cela débouche-t-il?
Si des gens travaillent sur ces choses et peuvent m'expliquer que ce que je dis plus haut est faux, j'en serais content, ça nous ferait causer de choses sur lesquelles j'aime bien causer.
Ca m'intéresse aussi que tu développes sur ce que tu entends par "traduction musicale du siteswap" et "multidimensions " que je ne comprends pas d'emblée.

kikilutin a écrit:


Je suis désolé, je n'ai rien compris à ce que tu m'as ecrit.

diablos a écrit:

L'histoire de la musique et la théorie de la composition, c'est très intéressant aussi, mais pour moi c'est un autre chapitre.
Et je rejoins Garnav: S'il te plait, si tu ouvres un sujet orienté siteswap, ne nous impose pas de lire tes considérations artistiques sur le fait de créer ou la vision que tu as sur ton travail.


Si j'ai besoin de faire des digressions par moment ou de répondre à des questions pour étayer le sujet, je me permets de le faire.
Quant au solfège si tu le réduis à une simple technique de notation figée, alors nous ne parlons pas de la même chose, effectivement.

jeromeb2000 a écrit:
Jérôme


Je crois que je ne me suis pas exprimé clairment et je peux développer sur le point que tu soulèves, à savoir ce qu'est une démarche empirique en art et ce que j'entends par "réalité". Tout ceci, je peux le clarifier sans problème car je crois que tu fais fausse route. Je ne sais pas si il est préférable de la faire ici, sur un nouveau sujet ou par MP.... à ta guise.
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MessagePosté le: Samedi 24 Septembre 2011, 10h04, Sujet: Répondre en citant
Régis

 
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d'ailleurs, c'est curieux, mais je n'ai jamais entendu parler d'interprétation d'une oeuvre de jongle. Je trouve que l'analyse de Nico fournit une possible explication et est symptomatique de notre discipline (et d'autres peut-être).

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MessagePosté le: Samedi 24 Septembre 2011, 10h15, Sujet: Répondre en citant
paulo

 
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nicomathis a écrit:


Nous on a décidé que ça se voyait de dos, c'est comme ça que ça se regarde, si ça t'intéresse d'essayer de l'écrire selon ta notation de prédilection, tu es le bienvenu. sinon merci d'aller dispenser tes petites colères ailleurs.


la question c'est pas comment ça se regarde,mais comment ça se note en siteswap

Si, par exemple, je décide que dans mon numéro de balle rebond j'ai un passage ou je ne suis pas sur scène et ou on entend juste les balles. Si je te passe cet extrait la pour que tu le note, tu ne pourra me donner aucune indication sur le nombre de balle, le siteswap, le type de lancer... Et pourtant c'est comme ça que j'ai décider que ça se regardais

Moi je voulais bien essayer mais j'ai pas 5 heures a perdre à déchiffrer t'a vidéo pour te prouver que oui c'est largement notable en siteswap.

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